Meurtres sauvages dans un hôpital à Pau: cinq suspects libérés
PAU - Cinq suspects arrêtés suite au double meurtre commis dans un hôpital psychiatrique de Pau, dans le sud-ouest de la France, ont été libérés. Une infirmière a été décapitée et une aide-soignante poignardée au cou. L'arme du crime reste introuvable.
Quatre hommes qualifiés de «marginaux» par les enquêteurs avaient été interpellés samedi matin à la suite d'appels téléphoniques à la police «laissant penser qu'ils avaient pu assister à des violences», avait indiqué le procureur. La cinquième personne, arrêtée samedi soir, était un ancien patient de l'hôpital psychiatrique.
Les corps d'une infirmière et d'une aide-soignante, toutes deux âgées d'une quarantaine d'années et mères de familles, ont été découverts tôt samedi matin dans un pavillon de psycho-gériatrie. L'un était décapité, l'autre avait été poignardé à plusieurs reprises au cou.
Les corps des victimes ont été transportés à l'institut médico-légal de Bordeaux. Les traces de sang et d'ADN sont en cours d'analyse.
Le drame a été découvert par le personnel soignant, qui était toujours sous le choc dimanche. Même si des précautions ont été prises avec le renforcement des rondes de police, «le fait que quelqu'un qui a commis un tel acte soit en liberté et que l'on ne sache pas ce qu'il recherchait renforce le sentiment d'inquiétude», a estimé le chef du service des urgences.
Une réunion de crise «sur la violence à l'hôpital et la sécurisation des hôpitaux» a eu lieu dimanche au ministère de la santé. Elle s'est tenue en présence du ministre Philippe Douste-Blazy et de représentants syndicaux du secteur de la santé.
Sud santé a dénoncé la «situation catastrophique» du secteur sanitaire de la psychiatrie tandis que la CGT a affirmé que le secteur de la psychiatrie en France était «sinistré».
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